
Et après, ne venez pas dire que l'Etat chinois ne prend pas soin des pauvres petits Tibétains... Notre site préféré nous a annoncé hier 14 avril que des soldats de la police armée apportaient un soutien aux orphelins.
Vous avez des doutes ? C'est que vous avez mauvais esprit.
Voici les photos :
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| Zhaxi Lahm (Tashi Lhamo ?) et son sponsor Zhang Lihua le 12 avril 2009. | Tenzin Dazhen (?) et son sponsor Luo Jidie, 12 avril 2009. |
Suit un petit commentaire :

Devant le domaine du seigneur retentit distinctement la voix d'un jeune serviteur, criant avec force : "relâchez-moi, relâchez-moi! Grand-père, viens vite!". Le cruel seigneur est en train d'échanger ce jeune serviteur contre un âne. Dès qu’il l’entendit, le vieil homme, dont les yeux ont été énucléés par ce seigneur, se précipite, dégoulinant de sang et de sueur. Tendant ses mains maigres et décharnées, il dénonce avec colère les méfaits de ce seigneur comparable à un chacal et un loup.


Cette dernière leçon du « manuel d’éducation patriotique » se veut un récapitulatif de tous les supposés bienfaits et progrès apportés au Tibet depuis 1950. Elle rappelle ce que tout bon citoyen tibétain doit connaître de l’Histoire de sa région : de la « libération pacifique » et tous les efforts consentis par le gouvernement de Pékin pour leur assurer une vie heureuse et confortable (passant sous silence la révolution culturelle et autres épisodes moins à la gloire du socialisme). C’est très certainement la perspective de cette vie si agréable qui a incité tant de tibétains, moines et laïcs, ruraux et citadins, à protester en 2008. (NdT)
L'equipe de tibet-doc.org continue la pubblication des images prises du livre La colère enflammée des serfs.
Vous pouves trouver les autres pages traduites ainsi que une introduction concernant l'art tibétain contemporain sous la rubrique Propagande

Ce vieil homme n’arrive plus à porter de lourdes charges sur le dos. Vomissant du sang, il finit par s'écrouler sur le chemin de ses corvées. Le cruel maître d'œuvre le bat encore brutalement avec son fouet. Un serf ans la fleur de l'âge, ne pouvant plus contenir sa colère, arrête le fouet en criant d'une voix forte : "Que votre main cruelle soit saisie par votre conscience".

Comme la leçon précédente, celle-ci s’en prend aux traditions religieuses, perçues comme un obstacle à franchir pour permettre à la région d’accéder au développement économique. L’enfant doit donc retenir que la remise en cause des croyances et traditions tibétaines sont le préalable indispensable à la construction d’un Tibet moderne. Ce discours destiné à s’ancrer dans la mémoire des nouvelles générations fait entendre un son de cloche « légèrement » différent de celui destiné au public occidental… (NdT)

Cette leçon est une attaque directe à la religion, qui, malgré tous les efforts des autorités chinoises, reste fondamentale dans la vie quotidienne de l’écrasante majorité des Tibétains. Les élèves sont effet invités à embrasser la modernité en rejetant des pratiques religieuses traditionnelles. Comme « Petit Tséring », ils doivent comprendre que l’attachement à des pratiques religieuses constitue le principal obstacle à leur réussite scolaire et au progrès en général. Il s’agit donc de mépriser ce genre d’activités, considérées comme rien de plus que des superstitions de vieilles femmes, puisque « les dieux n’existent pas ». Certes, en Chine, « la liberté religieuse est appliquée », cela n’empêche pas que les pratiques sont « ridicules » et les pratiquants, comme Petit Tséring au début de la leçon, sont des « imbéciles ». (NdT)

Cette leçon traite, comme son titre l’indique, des classes situées en territoire chinois Han, et destinées spécifiquement aux élèves tibétains les plus méritants. Ces classes et écoles sont, certes, un moyen d’ascension sociale, puisque la maîtrise du chinois est maintenant devenue indispensable pour obtenir un emploi et vivre au quotidien dans les villes tibétaines. Elles complètent également de façon marginale l’offre éducative au Tibet, qui reste bien inféreure à celle du reste du territoire chinois.

La leçon quatorze poursuit la glorification des héros nationaux en se consacrant cette fois non pas à militaire, comme Sanje, mais à un civil, Kong Fansen, modèle du « bon cadre communiste, dont les exploits ont donné lieu à un film ainsi qu’à une série télévisée » (Bonin, Michel. Le retour des héros. Perspectives chinoise n°34. Avril 1996).

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Le blog photographique de Ji Le, sur la Chine, nous permet de goûter aux leçons d'éducation patriotique infligées aux moines de Labrang (Ji Le y était en novembre dernier) : "Question 1 : Quelles sont les 4 pensées reconnues pour les moines et les nonnes d’institutions religieuses? |