Leçon 18 : La déferlante de la construction du socialisme tibétain

Propagande

Cette dernière leçon du « manuel d’éducation patriotique » se veut un récapitulatif de tous les supposés bienfaits et progrès apportés au Tibet depuis 1950. Elle rappelle ce que tout bon citoyen tibétain doit connaître de l’Histoire de sa région : de la « libération pacifique » et tous les efforts consentis par le gouvernement de Pékin pour leur assurer une vie heureuse et confortable (passant sous silence la révolution culturelle et autres épisodes moins à la gloire du socialisme). C’est très certainement la perspective de cette vie si agréable qui a incité tant de tibétains, moines et laïcs, ruraux et citadins, à protester en 2008. (NdT)

 

Leçon 18 : La déferlante de la construction du socialisme tibétain

Depuis la Libération pacifique du Tibet, le Parti et l'État ont toujours eu à cœur la construction économique du Tibet. Les dépenses consenties par les autorités centrales au Tibet en quarante ans s’élèvent à plus de quarante milliards de yuans, notamment sous forme de subsides et dépenses variées. Elles ont pour objectif de permettre à l’économie tibétaine de rattraper les provinces et municipalités du reste du pays et d'améliorer rapidement les conditions de vie des populations du Tibet. La construction de la RAT s'est déroulée en trois vagues.
La première s’est produite dans les années 1950-1960. Elle a commencé par la construction des routes nationales Sichuan-Tibet et Qinghai-Tibet, qui a permis de développer les premières initiatives telles que, entre autres, la construction de routes nationales dans la région entière, la mise en place de l'électricité, de l'éducation et de la santé publique. Durant cette période, les chants — notamment La Montagne Erlang et Le tour de la ville nouvelle — entonnés partout dans la nation, ont clairement illustré la fierté et le bonheur que représentait la construction militaire et civile sino-tibétaine à cette époque. En 19841, le deuxième forum de travail sur le Tibet, sous l’égide du gouvernement central, a décidé de la mise en œuvre par neuf provinces et municipalités, de quarante trois projets de soutien.
Des équipements modernes2 ont ainsi été édifiés, notamment le gymnase de la RAT, le Hall du Peuple, l’Hôtel Tibet. Des chantiers ont été entrepris, à savoir : la construction de la vaste centrale électrique du Yardrok, le chantier d’agrandissement de l'aéroport de Gongkar, et la protection et développement d’un fleuve et de deux rivières. Ceci constitue la deuxième vague de la construction. Le peuple tibétain appelle ces grands travaux les chantiers de « la clé d'or ».
La troisième vague de la construction du socialisme tibétain a eu lieu durant les années 1990. On y compte de nombreux grands travaux, notamment la place du palais du Potala3, la construction du musée archéologique de la RAT, ainsi que [ceux portant sur] les activités agricoles et pastorales, les ressources énergétiques et les moyens de communications. En juillet 1994, le comité central du Parti et le conseil d'état ont convoqué à Pékin le troisième forum de travail sur le Tibet. Cette réunion a attribué à quinze entités administratives (comité du gouvernement central, provinces et municipalités) la responsabilité de soixante-deux projets. Ces différents travaux sont liés à des domaines comme ceux des ressources énergétiques, de l'agriculture et du pastoralisme, de l'industrie, de l'éducation, etc. Ils forment la base à partir de laquelle la RAT est entrée dans une nouvelle ère. Lors du troisième forum de travail sur le Tibet, il a été décidé que quatorze provinces et municipalités fourniraient une aide directe à sept districts et municipalités du Tibet, et que le comité central du gouvernement apporterait un soutien direct à quelques bureaux de la RAT. Grâce à tous ces travaux s’est élevée la vague de la construction du Tibet.
Durant quarante années, le peuple et les cadres tibétains ainsi que les soldats et officiers de l’APL4 stationnés au Tibet ont joint leurs efforts et ont travaillé dur, sous la direction du Parti et des autorités centrales, et avec le fort soutien de la nation toute entière. « Venir complètement à bout des difficultés, faire particulièrement preuve d'endurance, être grandement capable de combattre, oser franchement innover, pouvoir être vraiment en l'harmonie et pouvoir offrir ses efforts » : l’enthousiasme pour faire progresser le vieux Tibet s’est diffusée et la construction du socialisme tibétain a permis de récolter des fruits dignes de l'intérêt de tous.

Exercices :

1) Parmi les quarante-trois grands travaux, présentes-en un ou deux.
2) Parmi les soixante-deux grands travaux, efforce-toi d’en comprendre et d’en présenter trois

 

  1. 1. On notera l’absence de référence à la révolution culturelle.
  2. 2. Pour une illustration du type « d’équipement modernes » soutenant un développement économique harmonieux de la région, voir par exemple http://tibet-doc.org/content/lhasa_beer_co_ltd_%E2%80%94_lusine_de_biere...
  3. 3. Voir : http://tibet-doc.org/culture/r%C3%A9novation_de_lhasa
  4. 4. Armée populaire de libération.