A Aksu, la place du chinois dans l’éducation devient cruciale

Turkestan Oriental

Depuis une quinzaine d'années, en "Région Autonome Ouïghoure du Xinjiang", la place de la langue ouïghoure régresse continuellement au profit du chinois dans tous les domaines de la vie quotidienne. Bien que le gouvernement chinois mette en avant des politiques de protection des "langues régionales", dans les faits, aucun moyen n'est donné pour permettre leur concrétisation, tandis que les politiques de développement de l'apprentissage et de l'utilisisation du chinois sont, elles, effectivement mises en oeuvre. Cet article, traduit de l'ouïghour, décrit la mise en place d'écoles et classes bilingues (ouïghour-chinois), qui ont connu un développement particulièrement rapide ces dernières années. (NdT)


Actuellement, la préfecture d’Aksu, est devenue celle du Turkestan Oriental où la place du chinois dans l’éducation de la population est la plus importante. Pour faire bref, elle a été instaurée à grande échelle dans les villages, parmi la population : dans les écoles primaires le nombre d’ouverture de « classes bilingues » a été multiplié, ainsi que ouvertures d’écoles maternelles bilingues pour les enfants Ouïghours.

D’après une information datée du 14-10, sur le site « Tianshan » [http://www.tianshannet.com.cn/news/content/2008-10/14/content_3237507.htm] le montant annuel des subventions accordées par les niveaux administratifs de la préfecture d’Aksu, destinées à « l’éducation bilingue », s’élèvent à 4 millions 900 mille yuan, sans compter les fonds octroyés par le gouvernement central et celui de la « Région Autonome ».
En cinq ans, depuis 2003, parmi la population de la préfecture d’Aksu, le chiffre de 1 382 « classes bilingues » ouvertes dans les écoles primaires a été atteint, avec un nombre total d’élèves ouïghours scolarisés dans ces classes s’élevant à 51 726.


407 écoles maternelles bilingues, ont été ouvertes pour les enfants Ouïghours dans les villes et les villages, et le nombre d’enfants ouïghours pris en charge en chinois, dans ces écoles, s’élève à 18 578. En cinq ans, plus de deux mille « enseignants bilingues » ont été formés. La rapidité de la sinisation de l’éducation a entrainé une forte opposition de la population locale.


source : http://www.uygur.org/uygurche/uchur/2008/10_14.htm